Experts (dialogue) en résidence2018-10-23T19:42:39+00:00

Experts (dialogue) en résidence

Nos Experts

STEPHANY PETERSON

« Ipse se nihil scire id unum sciat – Je sais une chose, c’est que je ne sais rien » ~ La sagesse de l’ignorance socratique

Stephany ne voit pas son rôle en tant qu’experte en résidence avec Dialogue NB comme une chance d’étaler son expertise, mais plutôt, bien que cela semble contre-intuitif, comme une occasion de démontrer son ignorance. Selon elle, la contribution la plus importante d’un expert est de repérer les manques et les lacunes de ce qui est déjà établi, de considérer les avantages d’une perturbation et de déterminer comment une collaboration pourrait contribuer au travail passé, présent et à venir sur le terrain. Afin d’articuler une résistance évocatrice, nous devons d’abord reconnaître ce qui est établi, mais aussi savoir ce qui est inconnu. Pour ce faire, il est utile d’entendre plusieurs intervenants et de les considérer comme des experts selon leur propre vision du monde. En tant qu’experte en résidence, ellen’ a pas l’intention d’offrir des réponses, mais plutôt de travailler avec les citoyens de notre province afin de formuler des questions plus éloquentes. Nous suivrons l’exemple de l’érudit John Dewey : un problème élégamment articulé est à moitié résolu.

Pour Stephany, sa plus grande contribution est sa capacité et son penchant pour favoriser la collaboration et exprimer le discours de façon cohésive.

Du côté universitaire, Stephany entreprend un doctorat en études multidisciplinaires. Son travail sur le terrain s’articule autour de l’idée de « rendre l’évocateur rigoureux » : entendre le discours d’autres et le partager sous forme d’histoire captivante pour assurer la compréhension des concepts sociaux dans leurs contextes culturels. En articulant les réelles histoires de personnes qu’elle rencontre dans les divers domaines qu’elle exploite, Stephany brille par sa plume. Elle a travaillé en tant que chroniqueuse et essayiste pour un journal provincial. Elle a aussi publié des articles universitaires. Son travail au sein de la politique étudiante luia permis de démontrer avec aplomb ses capacités de leadership.

Son milieu professionnel est basé dans les arts et la culture. Elle a travaillé pendant près de vingt ans en tant que directrice de plusieurs festivals et événements pour un site qu’elle a récemment incorporé en tant qu’organisme à but non lucratif. Ce site a été fondé pour parrainer la programmation culturelle gratuite au site des festivals du Nouveau-Brunswick, Market Square.

Grâce aux possibilités qui lui seront offertes, Stephany désire ardemment créer des occasions de soutenir la passion des autres pour les arts, particulièrement en matière de lecture. Étant elle-même lectrice vorace, elle mène une campagne qui donne pendant la période des Fêtes des milliers de livres neufs à des jeunes habitant dans des quartiers prioritaires.

Jusqu’à maintenant, Stephany a visité 41 pays. Dans chacune de ses aventures, souvent entreprises en solo, elle a créé des occasions de partager et de cultiver sa passion pour la culture dans les pays en développement.

Elle a été choisie comme « Young Leader to Watch » par le YMCA, elle a été récipiendaire d’une subvention mondiale de Rotary et elle a été choisie pour prononcer le discours d’adieu de son programme de maîtrise, pour ne nommer que quelques exploits. Elle agit actuellement à titre de vice-présidente du Conseil d’administration des arts de la communauté de Saint John, directrice artistique et culturelle de la North Market Wharf Cultural Association, directrice du Festival des amuseurs publics de la Baie et ambassadrice étudiante pour le Réseau canadien pour la prévention du mauvais traitement des aînés.

Née au Nouveau-Brunswick et y ayant grandi, Stephany est honorée d’agrandir sa portée et ses priorités pour travailler avec Dialogue NB au sein du nouveau mandat de pivot vers la cohésion sociale.

MATHIEU WADE

Mathieu Wade est sociologue. Originaire de Moncton, il a vécu plusieurs années en France et à Montréal avant de revenir s’installer au Nouveau-Brunswick avec sa famille. Il a complété un doctorat en sociologie à l’Universtité du Québec à Montréal en 2016 et un postdoctorat à l’Institut d’études acadiennes de l’Université de Moncton en 2017. Il enseigne au département de sociologie de l’Université de Moncton depuis 2013. Ses travaux de recherche portent entre autres sur les langues officielles, l’immigration et l’aménagement du territoire.

REEM FAYYAD

Écrivaine et chanteuse passionnée, mère et épouse dévouée et activiste communautaire défendant la diversité et l’équité, Reem est détentrice d’une maîtrise scientifique en santé de l’environnement de Beirut. Sa carrière a été enrichie par son travail au Liban et à Dubai avant son déménagement à Moncton en 2010 grâce à une autorisation d’emploi ouverte pour rejoindre son époux, un médecin de l’hôpital de Moncton. Il lui a fallu un an pour trouver le bon emploi au Conseil de la santé du Nouveau-Brunswick au Gouvernement du Nouveau-Brunswick en tant qu’analyste de la recherche. En plus de son travail à temps plein, Reem est membre du groupe de musique orientale ARABIKA ainsi que membre de l’association libanaise de Moncton. Elle est aussi membre du comité « Accueillir les communautés » du Partenariat local en matière d’immigration du Grand Moncton, où elle concentre ses efforts sur la cohésion et l’intégration sociale des immigrants, particulièrement les jeunes et les femmes. Elle croit que Moncton offre des occasions diversifiées et une conciliation travail-famille unique.

KIM NASH-MCKINLEY

Kim Nash McKinley est une femme malécite détentrice d’un baccalauréat en arts. C’est une ancienne chef récipiendaire de la médaille du Jubilé de diamant de la Reine Elizabeth II, qu’elle a reçue pour son engagement et son dévouement pendant plus de 20 ans envers les enjeux qui touchent les Autochtones hors réserve; au Nouveau-Brunswick, dans les Maritimes et au Canada grâce à sa participation au Congrès des Peuples autochtones.

Depuis plus de 24 ans, Kim sert au sein de divers conseils et commissions locaux, provinciaux, régionaux et nationaux. Elle a aussi agi à titre de coprésidente anglophone inaugurale du forum de concertation Les voix des femmes du Nouveau-Brunswick.

Kim se dévoue aussi à la cause de la violence contre les femmes autochtones et défend celle des femmes et des filles autochtones disparues ou assassinées.

Kim effectue un deuxième mandat pour le Conseil de la santé du Nouveau-Brunswick, en plus d’agir à titre de directrice du développement économique pour la Première Nation de Saint Mary’s.

DJ JOSEPH

DJ Joseph, un Mi’kmaq de la plus grande communauté des Premières Nations du Nouveau-Brunswick, a travaillé pour sa ville natale d’Elsipogtog pendant 11 ans durant sa carrière de 14 ans. Ayant de l’expérience dans le domaine de la santé mentale, il a commencé sur les premières lignes à titre de travailleur de soutien auprès des jeunes jusqu’à ce qu’il soit nommé gestionnaire de la Santé mentale et du Mieux-être à l’un des grands centres de santé et du mieux-être du Nouveau-Brunswick. Lorsqu’il a accepté un poste au sein du programme RespectED de la Croix rouge canadienne dans la région de l’Atlantique, il a eu l’occasion d’enseigner aux communautés des Premières Nations des provinces de l’Atlantique l’histoire de la violence et de l’abus dans nos collectivités et l’incidence sur les jeunes et les familles des Premières Nations d’aujourd’hui. DJ agit maintenant comme administrateur de la nation Elsipogtog. Il participe à la gestion des activités quotidiennes et relève directement du chef et du Conseil. Ayant gravi les échelons si rapidement, il a dû suivre une courbe d’apprentissage très abrupte, un défi qu’il a relevé avec brio. Sous l’administration actuelle du chef Sock, et vu son objectif d’aller de l’avant de manière plus moderne et organisée, DJ prévoit jouer un rôle afin de faire de sa collectivité l’un des chefs de file de l’Atlantique sur le plan du développement économique et de l’autosuffisance.