Cohésion sociale : le Comité Dialogue de Dieppe dévoile sa stratégie

By |2019-07-10T09:53:15+00:00juillet 9th, 2019|Non classifié(e)|0 Comments

Le Comité pilote Dialogue a choisi d’orienter sa stratégie de cohésion sociale autour de trois principaux leviers : encourager les Dieppois à faire entendre leurs voix de citoyens, développer la confiance de la jeunesse en l’avenir, et favoriser l’intégration des étudiants internationaux au sein de la communauté. Explications avec Moncef Lakouas, le leader Dialogue de Dieppe.

Quel est votre plan pour inciter les Dieppois à faire davantage entendre leurs voix ? 

Notre première action sera de présenter au conseil municipal de Dieppe des recommandations visant à éveiller et à soutenir l’intérêt de la communauté aux affaires municipales, et à inciter les habitants à exercer leur droit de vote lors des élections municipales de 2020. Nous analysons actuellement différentes activités qui pourraient être développées en ce sens, en nous attachant à l’impact que celles-ci pourraient avoir sur la participation citoyenne des Dieppois. Parmi les idées à l’étude : l’organisation de débats publics entre candidats, de forums publics sur les enjeux du moment, d’exercices de simulation de vote dans les écoles, ou encore de périodes de questions lors des réunions publiques du conseil qui pourraient être transmises via les médias sociaux.

Quelles actions, en particulier, allez-vous développer auprès des jeunes ?

Nous allons organiser un forum d’emploi et jumelage économique. Nous entendons ainsi faire découvrir aux habitants, et en particulier aux jeunes, les opportunités qu’offre la ville de Dieppe, et créer des synergies en leur donnant l’occasion d’enrichir leur réseau de contacts.  Ce forum sera ouvert à tous, et notamment aux étudiants internationaux, dont l’intégration constituent un autre axe majeur de nos actions !…

En quoi l’intégration des étudiants internationaux représente-t-il, selon vous, un levier important de la cohésion sociale à Dieppe ?

Tous les indicateurs sont au vert sur le territoire dieppois, garantissant déjà l’une des meilleures qualités de vie de la province ; mais, si 65 % des étudiants internationaux souhaitent s’installer à Dieppe, au bilan, seulement 16 % restent. Leur intégration constitue un véritable enjeu d’avenir, tant sur le volet économique que social !

Quelle est votre plan pour donner aux étudiants internationaux l’envie de s’établir durablement à Dieppe à la fin de leurs études ?

Accompagnés par l’équipe de Dialogue NB, Luc Richard, directeur du service de la performance organisationnelle de la Ville de Dieppe, et d’un groupe de jeunes étudiantes et étudiants du CCNB de Dieppe et de l’université de Moncton, nous avons orienté notre stratégie vers le développement de projets générateurs de liens interculturels. Objectifs : donner la chance aux citoyens de Dieppe de découvrir les cultures de ces jeunes et, inversement, donner aux étudiants les moyens de mieux comprendre leur terre d’accueil pour y planter des racines solides.

En septembre, nous organiserons un forum citoyen qui incitera au dialogue sur le thème de l’intégration et de l’inclusion des étudiants internationaux. En outre, le Comité pilote Dialogue de Dieppe prendra part en octobre à l’organisation du Festival Africain du Nouveau-Brunswick, et invitera les étudiants internationaux à se joindre à l’équipe de bénévoles.

Tout cela n’est, bien sûr, qu’un début ! La conjoncture est idéale pour développer ce type de projets ! À Dieppe, je vois des citoyens ouverts sur le monde et la diversité. Je vois aussi des étudiants internationaux, qui ont soif d’apprendre pour vivre de nouvelles expériences. Il y a ici un alignement de forces et de volontés pour bâtir une communauté vivante, qui pourrait être un berceau de la diversité !

  • (1) Le Comité Dialogue de Dieppe n’est pas encore définitivement formé, et pour cette raison se considère encore comme « pilote ». Il est aujourd’hui composé de 6 membres : Moncef Lakouas (Leader Dialogue), Luc Richard, Tennessee Berdat, Ianick Egnath, Younous Bichara et Mourad Debadir
  • (2) Rapport du conseil sur la santé (sources)
         Appuyer Dialogue NB